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ARE ou ARCE : simulateur 2026 pour choisir avant de créer son entreprise

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  • Dernière modification de la publication :octobre 8, 2026

Vous percevez l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et vous souhaitez créer ou reprendre une entreprise ? Vous devez généralement choisir entre deux solutions : conserver une partie de votre ARE chaque mois pendant le démarrage de votre activité ou demander l’ARCE, qui transforme une partie de vos droits restants en capital.

En 2026, l’ARCE correspond à 60 % du reliquat de vos droits ARE, versés en deux fois, tandis que le maintien de l’ARE permet de percevoir un complément mensuel dont le montant diminue en fonction des revenus générés par votre nouvelle activité. Les deux dispositifs ne peuvent pas être perçus simultanément. France Travail

Le meilleur choix dépend donc de votre projet : besoin de trésorerie immédiatement, revenus prévisionnels, investissements nécessaires, niveau de sécurité recherché et montant de vos droits restants.

L’essentiel

Maintien ARE : vous conservez chaque mois une partie de votre allocation en complément des revenus de votre entreprise.

ARCE : vous percevez une partie de vos droits ARE restants sous forme de capital, versé en deux fois.

Utilisez notre simulateur pour comparer les deux solutions avant de créer votre entreprise.

Simulateur ARE ou ARCE 2026

€

Simulateur ARE ou ARCE 2026

Comparez le maintien de votre allocation ARE avec le versement de vos droits sous forme de capital ARCE.

Estimation selon les règles applicables en 2026
1. Vos droits ARE
€
Montant indiqué sur votre notification France Travail.
Cette date permet d’identifier les principales règles applicables.
2. Votre future activité
€
3. Votre situation concernant l’ACRE
L’ACRE est une condition nécessaire pour obtenir l’ARCE. Le maintien de l’ARE n’est pas soumis à cette condition.
4. Pour affiner le calcul (facultatif)
€
Le cumul revenu + ARE ne peut normalement pas dépasser votre salaire mensuel de référence. Laissez vide si vous ne connaissez pas ce montant.
5. Votre priorité

ARE ou ARCE : quelle différence ?

Les deux dispositifs utilisent les droits à l’assurance chômage que vous avez acquis, mais leur logique est différente.

Maintien AREARCE
Forme de l’aideAllocation mensuelleCapital
Revenus de l’entreprise pris en compteOuiNon pour déterminer le capital initial
MontantVariable selon les revenus60 % des droits ARE restants
VersementChaque mois2 versements
ACRE obligatoireNonOui
Objectif principalSécuriser ses revenusFinancer le démarrage
Compatible avec l’autre dispositifNonNon

France Travail présente bien ces deux solutions comme des alternatives : soit vous demandez l’ARCE, soit vous conservez un complément d’ARE en fonction des revenus de l’activité non salariée.

Avant de choisir entre le maintien de l’ARE et l’ARCE, il est également utile d’estimer les revenus que votre future activité pourra réellement vous procurer. Si vous envisagez la micro-entreprise, utilisez notre simulateur de revenu net auto-entrepreneur pour estimer ce qu’il vous restera après cotisations sociales et dépenses professionnelles.

Comment fonctionne le maintien de l’ARE en création d’entreprise ?

Avec le maintien de l’ARE, vous continuez à être indemnisé par France Travail tout en développant votre entreprise.

Le principe de calcul est :

ARE mensuelle théorique − 70 % des revenus pris en compte au titre de l’activité professionnelle

Le cumul entre les revenus issus de votre entreprise et votre allocation ne peut pas dépasser le salaire mensuel moyen brut ayant servi au calcul de votre ARE.

Depuis les règles applicables aux droits ouverts à la suite d’une fin de contrat intervenue à compter du 1er avril 2025, le cumul lié à une activité non salariée est en principe limité à 60 % du reliquat de droits existant au démarrage de l’activité. Dans certaines situations sans rémunération, une demande de poursuite pour les 40 % restants peut être examinée par l’instance paritaire régionale de France Travail.

Comment l’ARE est-elle calculée pour un micro-entrepreneur ?

Pour un auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur, France Travail ne considère pas directement la totalité du chiffre d’affaires comme un revenu.

Un abattement professionnel est appliqué au chiffre d’affaires :

ActivitéAbattement pris en compte
Achat-revente / certaines activités de logement71 %
Prestations relevant des BIC50 %
Activités relevant des BNC34 %

France Travail déduit ensuite 70 % du chiffre d’affaires après abattement de l’allocation mensuelle théorique. France Travail

Le taux d’abattement utilisé dépend de la nature fiscale de votre activité. Si vous ne savez pas encore dans quelle catégorie vous vous situez, consultez notre guide Auto-entrepreneur : BIC ou BNC ? avant d’utiliser le simulateur.

Exemple avec une prestation de services BIC

Un micro-entrepreneur réalise 2 000 € de chiffre d’affaires mensuel.

Après l’abattement BIC de 50 %, le revenu retenu est :

2 000 € × 50 % = 1 000 €

France Travail prend ensuite en compte 70 % de ce montant :

1 000 € × 70 % = 700 €

Si l’ARE mensuelle théorique est de 1 300 €, le complément indicatif serait donc :

1 300 € − 700 € = 600 €

Le calcul réel peut néanmoins être ajusté par France Travail, notamment en fonction du nombre de jours indemnisables, du salaire de référence et des justificatifs fournis.

Qu’est-ce que l’ARCE ?

L’Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) permet de recevoir une partie de ses droits à l’ARE sous forme de capital plutôt que de percevoir chaque mois un complément d’allocation.

Pour les droits concernés, le montant de l’ARCE correspond à 60 % des droits ARE restant dus au moment de l’attribution de l’aide.

Une participation de 3 % destinée au financement des retraites complémentaires est ensuite déduite du capital calculé. L’ARCE est par ailleurs soumise à la CSG et à la CRDS.

Comment calculer le montant de l’ARCE ?

Calcul simplifié de l’ARCE
Droits ARE restants
× 60 %
− participation de 3 %
= capital ARCE estimé

Exemple avec 20 000 € de droits ARE restants

Supposons qu’il reste 20 000 € de droits ARE au moment de la création de l’entreprise.

Montant correspondant à 60 % :

20 000 € × 60 % = 12 000 €

Après la retenue de 3 % :

12 000 € × 97 % = 11 640 €

Le capital estimé avant éventuelles autres retenues est donc de 11 640 €, répartis en deux versements d’environ :

5 820 € + 5 820 €

L’ARCE étant soumise à la CSG et à la CRDS, le montant effectivement versé peut être inférieur à cette estimation.

Quand est versée l’ARCE ?

L’ARCE est versée en deux fractions égales.

Le premier versement intervient lorsque les conditions d’attribution sont réunies et au plus tôt au début de l’indemnisation ARE.

Le second intervient six mois après le premier. Pour les créations concernées par les nouvelles règles, il faut toujours exercer l’activité ayant donné lieu à l’ARCE et ne pas être titulaire d’un CDI à temps plein au moment du second versement.

L’ACRE est-elle obligatoire pour obtenir l’ARCE ?

Oui.

Pour bénéficier de l’ARCE, vous devez notamment disposer de droits ARE restants et bénéficier de l’ACRE, l’aide à la création ou à la reprise d’entreprise. Unédic

En revanche, l’ACRE n’est pas nécessaire pour choisir le principe du maintien mensuel de l’ARE.

C’est une différence importante entre les deux dispositifs.

L’ACRE joue un rôle important dans le projet du demandeur d’emploi créateur d’entreprise, puisqu’elle permet de bénéficier, sous conditions, d’une réduction temporaire de cotisations sociales et constitue également une condition nécessaire pour demander l’ARCE. Vous pouvez consulter notre guide consacré à l’ACRE pour les créateurs d’entreprise pour vérifier les conditions, la durée de l’aide et les démarches à effectuer.

ARE ou ARCE : que choisir ?

Il n’existe pas une réponse valable pour tous les créateurs.

Le maintien ARE peut être intéressant si…

Vous démarrez une activité avec peu d’investissements initiaux, vous ne savez pas encore combien vous allez gagner ou vous recherchez avant tout un revenu de sécurité pendant les premiers mois.

Le maintien de l’ARE permet notamment d’amortir un démarrage commercial lent : lorsque les revenus de l’entreprise sont faibles, le complément ARE peut rester significatif.

L’ARCE peut être intéressante si…

Votre projet nécessite immédiatement du capital pour financer du matériel, du stock, un véhicule, un site internet, un local ou d’autres dépenses de lancement.

Elle peut également être intéressante si vous prévoyez de générer rapidement une rémunération qui réduirait fortement votre complément mensuel d’ARE.

Mais choisir l’ARCE signifie renoncer au versement mensuel du complément ARE pendant cette période.

Exemple : activité qui démarre progressivement

Imaginons un demandeur d’emploi qui dispose encore de 18 000 € de droits ARE mais prévoit très peu de chiffre d’affaires pendant les six premiers mois.

Avec l’ARCE, il pourrait recevoir une partie importante de ses droits immédiatement sous forme de deux versements.

Avec le maintien de l’ARE, il pourrait en revanche continuer à bénéficier d’un complément mensuel relativement élevé tant que ses revenus professionnels restent modestes.

Si son projet ne nécessite presque aucun investissement au démarrage, la seconde solution peut donc davantage correspondre à son besoin de sécurité.

Exemple : projet nécessitant 8 000 € d’investissement

À l’inverse, un entrepreneur qui doit immédiatement financer :

3 000 € de matériel, 2 500 € de stock et 2 500 € de communication et de lancement

peut avoir davantage besoin d’un capital disponible au début du projet.

Dans ce contexte, l’ARCE peut être plus cohérente avec son besoin de financement, sous réserve d’en respecter les conditions.

L’objectif du simulateur n’est donc pas de déclarer l’une des deux solutions « meilleure », mais de vous aider à visualiser leurs conséquences financières.

Peut-on cumuler ARE et ARCE ?

Non.

Le maintien de l’ARE et l’ARCE sont mutuellement exclusifs pour une même création d’entreprise. Vous devez choisir entre recevoir un complément d’allocation mensuel et transformer une partie du reliquat de droits en capital ARCE.

Que deviennent les 40 % de droits non versés avec l’ARCE ?

L’ARCE mobilise 60 % du reliquat de droits.

Les droits qui n’ont pas été versés sous forme d’ARCE ne sont pas automatiquement payés au créateur. En cas de cessation de l’activité et de réinscription à France Travail, une reprise de droits peut être possible sous conditions et après application éventuelle d’un différé.

Il est donc préférable de ne pas présenter les 40 % restants comme une somme immédiatement disponible.

ARE et création de micro-entreprise : faut-il déclarer son chiffre d’affaires ?

Oui.

Le maintien de l’ARE suppose de rester inscrit à France Travail et d’actualiser sa situation chaque mois.

Pour un micro-entrepreneur, le chiffre d’affaires déclaré sert notamment à déterminer le revenu pris en compte après application de l’abattement correspondant à l’activité.

Il est important de conserver les justificatifs permettant à France Travail de vérifier et, si nécessaire, régulariser les montants versés.

ARE ou ARCE : l’impact sur votre trésorerie

La différence la plus importante n’est finalement pas uniquement le montant total.

Elle concerne également le moment où vous disposez de l’argent.

Avec le maintien ARE, vous recevez progressivement des allocations en complément de vos revenus.

Avec l’ARCE, une partie des droits est concentrée dans deux versements.

Pour faire votre choix, il est donc utile de construire un petit plan de trésorerie sur les six à douze premiers mois de votre activité.

Vous pouvez également utiliser notre simulateur de revenu net auto-entrepreneur pour estimer ce qu’il vous restera après cotisations et dépenses professionnelles.

Peut-on choisir l’ARCE après avoir commencé à percevoir l’ARE ?

La situation doit être examinée avec France Travail.

L’ARCE répond à plusieurs conditions et ne peut notamment pas être cumulée avec le maintien ARE au titre de la même activité. France Travail précise également que certaines situations dans lesquelles une rémunération a déjà été cumulée peuvent avoir un impact sur l’accès au dispositif.

Si votre activité est déjà créée, il est donc préférable de vérifier votre situation avant de considérer le montant affiché par le simulateur comme acquis.

Les résultats du simulateur sont-ils exacts ?

Le simulateur donne une estimation pédagogique à partir des informations saisies.

Le calcul définitif peut différer en raison notamment de votre date exacte d’ouverture de droits, de votre allocation journalière, du nombre de jours restants, des revenus réellement retenus par France Travail, des régularisations, de la CSG/CRDS ou de règles propres à votre dossier.

Le résultat doit donc servir à comparer des scénarios, et non à remplacer une notification officielle de France Travail.

FAQ – ARE ou ARCE

Quelle différence entre l’ARE et l’ARCE ?

Le maintien de l’ARE permet de conserver chaque mois une partie de son allocation en complément des revenus de l’entreprise. L’ARCE permet au contraire de recevoir une partie des droits ARE restants sous forme de capital versé en deux fois.

Quel est le montant de l’ARCE en 2026 ?

Pour les droits concernés par le taux actuel, l’ARCE représente 60 % des droits ARE restant dus au moment de l’attribution. Une déduction de 3 % destinée au financement des retraites complémentaires est ensuite appliquée. L’ARCE est également soumise à la CSG et à la CRDS.

L’ARCE est-elle versée en une seule fois ?

Non. L’ARCE est versée en deux fractions égales. Le second versement intervient six mois après le premier, sous réserve de respecter les conditions applicables.

Peut-on cumuler ARE et ARCE ?

Non. Le maintien de l’ARE et l’ARCE constituent deux options alternatives pour une même création ou reprise d’entreprise.

L’ACRE est-elle obligatoire pour demander l’ARCE ?

Oui. Le bénéfice de l’ACRE fait partie des conditions nécessaires pour pouvoir demander l’ARCE à France Travail.

Comment France Travail calcule-t-il l’ARE d’un micro-entrepreneur ?

France Travail applique au chiffre d’affaires un abattement correspondant à l’activité : notamment 71 % pour l’achat-revente, 50 % pour les prestations BIC et 34 % pour les activités BNC. Une partie du revenu ainsi déterminé est ensuite prise en compte pour calculer le complément ARE.

ARE ou ARCE : quelle solution est la plus avantageuse ?

Cela dépend du projet. Le maintien ARE peut être adapté à un entrepreneur recherchant un revenu mensuel de sécurité. L’ARCE peut être davantage adaptée lorsqu’un capital important est nécessaire pour financer le démarrage de l’activité.

À retenir

Si vous bénéficiez de l’ARE et créez une entreprise, vous pouvez généralement choisir entre conserver un complément mensuel d’ARE ou demander le versement de l’ARCE sous forme de capital.

Le maintien ARE est davantage orienté vers la sécurisation du revenu pendant le lancement.

L’ARCE est davantage orientée vers le financement immédiat du projet.

En 2026, l’ARCE représente 60 % des droits ARE restants pour les droits concernés, tandis que le maintien mensuel dépend des revenus générés par l’activité et peut être soumis à la limite de 60 % du reliquat pour les droits relevant des nouvelles règles.

Le simulateur permet donc de comparer les deux scénarios avant de prendre une décision, mais la validation définitive doit toujours être effectuée auprès de France Travail.

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